Feeling choqued

Et au final, le plus beau feu d’artifice, les plus belles lumières et les rires aux éclats les plus forts ne parviennent pas à combler ce vide en toi.

J’ai passé toute ma vie coincée entre deux sentiments néfastes :

l’urgence provoquée par le pressentiment, omniprésent et envahissant, que je vais manquer de temps et

la déception de réaliser chaque fois que j’obtiens quelque chose que ce n’est pas assez pour moi, que je ne suis pas plus heureuse.

Quelque soit la joie, le bonheur, l’euphorie que je ressens en un instant de grâce, ce n’est jamais assez pour balayer ces deux sentiments. Et certains jours je me sens forte, je me dis que ça ira, que tout ira bien, que le meilleur reste à venir. Et d’autres jours je me dis que non, qu’au final on reste toujours ce qu’on est et qu’on obtient tous ce qu’on mérite : joie et bonheur ou chagrin et peine.

« Quel genre de personne suis-je ? » Je me pose cette question des dizaines de fois par jour mais jusque-là, aucune réponse ne me satisfait.

Quel genre de personne suis-je ?

Incapable d’être une bonne amie, incapable d’être une bonne soeur, incapable d’être présente dans la vie des gens que j’aime et incapable de montrer cet amour dans mes actes. Quel genre de personne suis-je ?

Je suis incapable de prendre soin de qui que ce soit, en commençant par moi-même.

Et au final, le plus beau feu d’artifice, les plus belles lumières et les rires aux éclats les plus forts ne parviennent pas à combler ce vide en toi.

Se noyer dans la foule pour essayer d’oublier à quel point on se sent seul à l’intérieur.

Courir pour rester sur place.

Aimer quelqu’un qui ne nous aime pas de la même manière pour essayer de faire taire le vide.

Rire aux éclats pour combattre ce silence assourdissant.

Irradier de bonheur pour tenir les autres à distance, parce que c’est naturel.

Vouloir être avec les autres sans qu’ils ne veuillent être avec toi pour éviter de penser.

Continuer à prier à « des heures où plus personne n’écoute », espérant un miracle.

Et ce vide ne se comble pas.

J’ai juste peur d’arriver à la fin de ma vie en me demandant si j’ai connu ne serait-ce qu’un seul instant de véritable bonheur dans ma vie.

Là j’ai juste envie de pleurer comme un enfant, de vider tout ce ressenti parce que ça fait longtemps que je me retiens. Et ça fait mal de contenir autant de choses.

Entre 00h et 1h du matin, mon cœur a parlé.

J’ai juste besoin que quelqu’un sache.

Que quelqu’un sache que j’étouffe.

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