Dépression, late night talks et chocolat !

Hello la communauté !

J’espère que vous allez bien. Ça fait un moment que vous n’avez pas eu de mes nouvelles mais c’était parce que j’étais assez occupée.

Ceci est un article long, lyrique mais qui exprime tout ce que j’ai ressenti durant les derniers mois donc merci de rester jusqu’au bout.

Pour commencer j’ai passé une année assez bizarre. J’ai déprimé longtemps, fort et bien. Peu de gens le savent parce qu’il y a peu de gens à qui je peux réellement me confier mais sous les rires, les statuts, le bonheur apparent, je dors mal depuis des mois.

C’était long et intense mais ça a vraiment impacté ma vie, mes relations et mes projets. Je n’étais motivée par rien.

Je me gavais de chocolat, de bonbons et de crème glacée pour essayer d’étouffer mes sentiments. Ça marchait brièvement puis ils revenaient à la surface.

Quand j’étais plus jeune, dire que je me sentais mal sonnait toujours comme un caprice. « Sois forte » m’a-t-on appris, et ce en toute circonstance.

Les raisons de mon mal-être durant les derniers mois étaient multiples sans que je n’ose me les avouer. Je pense que ce déni a considérablement ralenti le processus de guérison.

Parfois, lorsque je me sentais seule, j’avais désespérément besoin que quelqu’un me prenne juste dans ses bras, ou m’écoute ou me dise des choses telles que « je prierai pour toi » au lieu d’un « tout ira bien » platonique.

Chaque jour je me méconnaissais. Quand suis-je devenue cette personne ? Cette fille pleine de peurs, insatisfaite, mal dans sa peau et dans sa vie, seule , en colère, frustrée .. ? Mais qui irradie, qui continue d’irradier de joie comme si tout ce qui se passe sous la surface n’était pas. Que s’est-il passé ?

Personne ne m’a frappé, je n’ai pas eu de chagrin d’amour, je n’ai pas été physiquement malade mais j’ai souffert. Et je refuse de minimiser ça parce que cela ne concerne aucune des catégories précitées. Ma vie, mes expériences, ces longues nuits d’insomnie à me poser des questions, c’est ce qui m’est arrivé à moi, et c’est tout ce que j’ai.

Je me voyais devenir folle, petit à petit, sans pouvoir rien y faire. Solitude, culpabilité et angoisses. Peur. Sentiment d’abandon. Manque. Un cocktail explosif d’émotions, présent sous la surface, prêt à exploser ma vie à tout moment.

On pense que c’est difficile de devenir fou mais c’est rester sain d’esprit qui l’est.

Parler m’a sauvé de ça. À ma mère, à mes soeurs, à mes amis. Pas forcément dans cet ordre et pas forcément de cette folie qui me submergeait petit à petit, mais leur parler de mes angoisses et de mes craintes, les écouter me conseiller, rire de choses banales.

Quelque soit ce qui se passe dans votre vie, la folie que vous traversez, choisissez d’en parler à quelqu’un, n’importe qui. Ne vous laissez pas étouffer par la folie quand vous vous sentez mal, seul ou déprimé. Parfois, qu’importe la personne à qui on se confie, parler aide. Parlez de vos ressentis, confiez-vous, libérez-vous.

Personne n’est condamné à rester indéfiniment brisé. On peut tous se relever.

Et c’est ce que j’ai fait, je me suis relevée.

Je me suis réveillée un matin, il y a quelques jours et j’ai juste décidé d’aller de l’avant.

Ce n’était pas un lundi, ce n’était pas le début d’un nouveau mois, rien de particulier ne m’était arrivé mais j’étais juste fatiguée de me sentir aussi mal. J’ai juste essayé de respirer, de calmer mon angoisse et de ne pas penser à toutes les choses négatives qui occupaient mon esprit. Et ça a marché.

Je nourris mon âme à présent, j’en prends soin, je protège mon cœur et mon esprit des ondes négatives. Je suis arrivée à un point où je ne peux plus supporter d’aller mal et de rester inactive face à ce mal-être. Jusque-là j’ai agi comme si j’avais honte de moi, de mes désirs, de mes aspirations. Comme si je n’étais pas digne de désirer ce que je veux et ça crée en moi un sentiment de frustration perpétuel qui s’accroît chaque fois que je regarde avec envie les vies des autres, sans savoir combien ils se sont battus.

« Si tu laisses tes émotions te contrôler, n’importe qui peut te contrôler. »ai-je lu quelque part récemment et je refuse de continuer à laisser n’importe qui, n’importe quoi me contrôler.

J’ai ma vingtaine qui commence et j’ai un avenir à bâtir alors j’ai besoin de discipline, de rigueur et de personnes loyales dans ma vie. J’essaie de rallumer le feu sacré qui m’habitait.

Pour finir, je me sens vraiment bien dernièrement. J’ai retrouvé mon bien-être intérieur.

Je vous souhaite d’aller bien aussi, et de continuer à trouver la force d’aller de l’avant, même si c’est dur.

Et si vous ne vous sentez bien avec personne de votre entourage, envoyez-moi un mail (somebodytalk444@gmail.com) ou un snap (@iambeninese) ou un dm insta (@iambeninese) à moi, une inconnue bienveillante qui reste éveillée très tard le soir. Pour qu’on bavarde ensemble. De tout et rien, de la pluie et du beau temps, de votre vie et de vos sentiments.

Aussi, dîtes à vos proches que vous êtes là pour eux, certains d’entre nous ont besoin de savoir ça.

Sur ce, je vous envoie plein d’amour avec cette chanson de Adekunle Gold pleine de bonnes vibes et j’espère que vos plans de fin d’année se précisent.

Bisous